Double discours : « Aie confiance, crois en moi… »

« Aie confiance, crois en moi ». Dans « Le Livre de la jungle », le serpent Kaa tente d’hypnotiser le petit Mowgli (DR). Cliquer pour visionner l’extrait vidéo.

Mots à double sens, phrases à tiroirs, le pouvoir actuel est passé maître dans l’art de faire entendre à chacun ce qu’il a envie d’entendre.

Lors de la conférence sociale du mois de juillet au Conseil économique, social & environnemental (Cese), les journalistes ont cru entendre évoquer une hausse de la CSG. Mais Laurence Parisot, la présidente du Medef – elle -, n’a pas entendu cela.

Quand, à propos des plans sociaux, le président de la République affirme que « l’Etat ne restera pas inactif » et qu’il agit déjà, chacun peut entendre ce qu’il a envie d’entendre. Mais rien de concret n’est évoqué ; chacun peut imaginer la solution qui lui conviendrait le mieux. Les chefs d’entreprise imaginent que l’Etat va les aider ; les employés imaginent que ce sont eux qui vont être soutenus.

Quand, à propos des hausses d’impôts, Jean-Marc Ayrault affirme que « tous les Français » devront faire des efforts (donc les pauvres comme les riches), les ministres disent que ce sont uniquement les riches qui payeront.

Quand la Cour des comptes évoque la nécessaire réduction des effectifs de la fonction publique, le gouvernement rappelle qu’il va créer 60 000 postes dans l’éducation.

Et bien évidemment, il faudra consentir des « efforts », mais il n’y aura pas de « rigueur ».

Combien de temps la technique du double discours peut-elle tenir ? C’est ce que nous verrons dans les prochains mois… En attendant, laissons la magie opérer sur les Français.

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