PPP : la fièvre du PFI outre-manche

Bien qu'elle ait permis au Royaume-Uni de se doter d'infrastructures modernes, la politique de PFI (Private Finance Initiative) fait toujours débat Outre-Manche (DR).

Bien qu’elle ait permis au Royaume-Uni de se doter d’infrastructures modernes, la politique de PFI (Private Finance Initiative) fait toujours débat Outre-Manche (DR).

Implémentés bien avant notre contrat de partenariat, les PFI nous fournissent quelques axes de réflexion intéressants alors que l’heure est déjà au bilan de l’autre côté de la Manche. Mais ce sont ceux qui les pratiquent au quotidien qui sont les mieux placés pour en parler…

Grande sœur de notre « PPP à la française », plus communément appelé contrat de partenariat (CP), la Private Finance Initiative (PFI) a été mise en place dès 1992 par le gouvernement conservateur de John Major au Royaume-Uni. Initialement développée en Australie, cette politique faussement apparentée à de la privatisation par ses détracteurs, consiste à confier à un partenaire privé la création et la construction d’un bien d’intérêt public dont il a la propriété pendant 25/30 ans en moyenne. Elle permet de mobiliser parallèlement les capacités du secteur privé et les ressources publiques afin de fournir des infrastructures et/ou services publics (faisant l’objet d’incitations liées à la performance) selon un cahier des charges défini par le secteur public.

La suite sur le Club des PPP (contenu intégral dans PPP Mag)

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La banque LCL ne veut pas de clients catholiques !?

Une médaille fabriquée par Laudate.

Une médaille Laudate.

Oui oui, vous avez bien lu ! Pour cette banque, dont le scandale a coûté plusieurs dizaines de milliards d’euros à l’État, on n’est visiblement pas en odeur de sainteté si on est catholique.

La petite entreprise de fabrication de bijoux Laudate vient de l’apprendre à ses dépens, puisque LCL lui demande de retirer son logo de toutes les pages de son site. C’est ce que nous raconte le magazine Famille chrétienne :

"Jugée trop catholique, la maison Laudate, spécialisée dans la vente de bijoux religieux, doit retirer tous les logos aux couleurs de la banque de son site Internet. En représailles, des clients et des congrégations ferment leurs comptes. Depuis une semaine, le torchon brûle entre le Crédit Lyonnais et la maison Laudate, spécialisée dans la vente de bijoux et d’orfèvrerie religieux. Lundi 30 juin, lors d’un rendez-vous avec son conseiller clientèle, le directeur, Vianney d’Alançon, a eu la désagréable surprise d’apprendre que la direction de l’établissement bancaire lui demandait de retirer tous les logos du Crédit Lyonnais de son site Internet. De son côté, la banque allait effacer son nom et son logo de son interface de paiement sécurisé, alors que leur présence « rassure nos clients ». La raison avancée ? Le caractère catholique de Laudate ne respecterait pas la charte de déontologie du Crédit Lyonnais… «Ils n’acceptent pas que leur image soit associée à une entreprise religieuse», s’étrangle encore Vianney d’Alançon. L’entrepreneur, client depuis plus de trois ans au Crédit Lyonnais, ne l’entend pas de cette oreille. Après ce premier rendez-vous, il a commencé à fermer plusieurs de ses comptes…"

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Levée de boucliers contre le projet immobilier Schnapper

Mercredi 25 juin, la Ville de Saint-Germain-en-Laye organisait une réunion publique sur l’opération immobilière qui démarre au 30, rue Schnapper à proximité immédiate du groupe scolaire éponyme. Une opération comprenant la rénovation d’un immeuble et la construction d’un bâtiment avec à la clé plus d’une soixantaine de logements dits “sociaux”.

Les élus présents, accompagnés du bailleur “Domnis” et des représentants de l’entreprise “Bouygues” chargée des travaux, étaient loin de se douter qu’ils allaient devoir disputer un match bien plus difficile…

La suite sur Le Courrier des Yvelines.fr

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Michel Barnier a répondu aux questions de "PPP MAG"

Michel Barnier a répondu aux questions de PPP MAG sur les directives UE Marchés publics et concessions (DR).

Michel Barnier a répondu aux questions de PPP MAG sur les directives UE Marchés publics et concessions (DR).

Après deux ans de négociations, la réforme de la réglementation européenne sur les marchés publics a été adoptée en février dernier. Présentées en décembre 2011 par Michel Barnier, commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, les nouvelles directives sur les marchés publics et les concessions devaient permettre de « moderniser en profondeur la commande publique dans l’Union européenne ».

Le commissaire européen se fixait alors deux objectifs : « faire en sorte que les directives sur les marchés publics soient plus simples, plus efficaces et facilitent la vie de ceux qui pratiquent les marchés publics au quotidien » et, grâce à la directive sur les concessions, « permettre des gains substantiels en termes d’efficacité de la dépense publique et de croissance économique dans les années à venir ».

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Laïcité : il est temps de se ressaisir !

Dessin : Louison.

Dessin : Louison.

Les tentatives de certaines minorités religieuses pour ébranler notre édifice républicain laïque ne sont plus acceptables. L’hebdomadaire Marianne lance un appel et vous invite à le cosigner. Parmi les premiers signataires, Elisabeth Badinter, François Baroin, Georges-Marc Benamou, Luc Ferry ou Marcel Gauchet.

Avec eux, j’ai signé. Faites-le aussi !

L’appel de "Marianne"

Il y a urgence ! Les politiques se sont trop longtemps défaussés sur les juges, comme le montre l’interminable feuilleton Baby-Loup, désormais entre les mains de la justice européenne. Marianne publie un appel d’intellectuels, de politiques et d’acteurs de la société civile. Pour renouer avec la tradition républicaine et en finir avec trente ans de démissions. Un appel que vous pouvez vous aussi signer sur la plateforme Change.org.

Hommes et femmes d’horizons philosophiques, politiques et professionnels différents, nous sommes inquiets de voir à quel point, face à l’action engagée par diverses mouvances religieuses et politico-religieuses pour attenter à la laïcité républicaine, la réponse politique demeure faible. Pour notre part, récusant autant ceux qui exploitent la défiance générale pour accentuer la fracture sociale et identitaire, que ceux qui rejettent toute analyse critique du multiculturalisme dans le camp des « réactionnaires » ou des « intolérants », notre démarche vise à défendre et faire vivre la laïcité sans blesser mais dans la clarté et la fermeté, à trouver des solutions sans heurter mais sans faillir.

La laïcité — qui refuse les aspects politiques des religions et laisse à ces dernières toute liberté dans la vie sociale sous régime de droit commun — est globalement vécue dans notre pays comme une « tradition moderne », ce qui est parfois difficile à décrypter pour ceux venus d’ailleurs. Or aujourd’hui, la laïcité comme principe politique, code de vie collective et force morale, est remise en question par divers mouvances et groupes religieux qui rejettent « la démocratie des mécréants », la suprématie du droit civil sur les textes, à leurs yeux sacrés, avec un usage maîtrisé des radios communautaires et d’internet. Dans cet espace ainsi ouvert se rejoignent radicaux et orthodoxes issus des trois religions monothéistes pour exploiter à leur profit la crise ambiante, remettant notamment en cause les acquis du long combat pour l’égalité des sexes que l’on croyait clos et qui, à notre grande surprise, est à reprendre.

Notre propos n’est pas de nier l’existence d’une diversité ethnique, religieuse, culturelle ou autres, encore moins de réfuter le droit d’appartenir à telle ou telle communauté à la condition, toutefois, que celle-ci ne verse pas dans le communautarisme et reste ouverte sur l’extérieur, qu’elle facilite le va-et-vient en pensées et en individus entre le dedans et le dehors. Mais plus encore à la condition que, sachant indivisible notre République de citoyens, chacun se reconnaisse dans un fonds commun en histoire, en droits, en valeurs et en normes dont la laïcité est l’une des plus éminentes. Pour autant la laïcité n’est pas un dogme, on a le droit de manifester des opinions anti-laïques, mais on n’a aucunement le droit de transgresser les lois laïques votées par le Parlement.

Or depuis une trentaine d’années, des mouvements se développent dans notre société qui semblent aller en sens inverse, du fait d’une immersion des peuples dans la mondialisation avec perte des repères, d’une circulation accentuée de populations poussées hors de leurs pays par la misère, les révolutions et les guerres théocratiques, fondamentalistes, interethniques et nationalistes. Ont ainsi surgi des exigences en matière de rituels vestimentaires, alimentaires, cultuels ou d’expression médiatique, qui sont loin de correspondre toujours aux demandes réelles de populations hétérogènes d’un point de vue économique et identitaire. Certains pays ont expérimenté sur ce terrain une attitude permissive, comme le Canada sous le couvert d’accommodements dits raisonnables, avant de reculer face aux incohérences des revendications et au risque d’un éclatement sociétal : tribunaux rabbiniques ou islamiques, jours fériés spécifiques à chaque religion, révision multiforme des programmes scolaires, pauses pour les prières sur les lieux de travail, formation au multiculturalisme de la police et des médecins, imposition de quotas pour certains recrutements et différents concours, etc. Ces accommodements s’imposent quelquefois au niveau mondial avec, depuis peu, l’autorisation du port du voile ou du turban sur les stades.

De plus en plus en France, le flou juridique en matière de laïcité, doublé de l’indécision politique, favorise au sein de nombreuses institutions publiques et privées des « accommodements » mal vécus par une grande partie des professionnels et des usagers. Face à ces confusions — qui alimentent les extrêmes — ce sont aujourd’hui bien souvent les décisions prises par des acteurs de la société civile, sans toujours le garant de la loi, qui montrent courageusement la voie à suivre. Ce fut ainsi le cas pour la crèche Baby-Loup comme pour l’entreprise Paprec, en Seine-Saint-Denis, qui s’est dotée d’une charte de la laïcité, acceptée à l’unanimité des 800 représentants de ses 4 000 salariés, pour imposer un devoir de neutralité sur le lieu de travail où coexistent des employés de 52 nationalités.

Pour accueillir l’altérité, un pays se doit d’être solide sur ses pieds, confiant dans ses fondations, tout en étant capable, par ses structures d’accueil et en fonction de ses capacités, d’intégrer chacun sur la base de principes clairs expliqués et enseignés. Il appartient aux politiques et aux institutions de transmettre cette laïcité, qui reste par nature un formidable levier d’intégration puisqu’elle permet de rassembler tous les citoyens — et au-delà tous ceux qui vivent sur le territoire national —, quelles que soient leurs origines religieuses ou ethniques, qu’ils soient croyants ou non, sans la moindre distinction. Tous les citoyens et les responsables, quelle que soit leur sensibilité politique, sont concernés. Or nombre d’entre eux ne réagissent plus sur ce terrain, quand d’autres l’instrumentalisent d’un point de vue idéologique. Entre autres raisons, les résultats des dernières élections municipales et européennes ont durement sanctionné ce délaissement de nos valeurs par nombre de ceux qui avaient à les faire vivre. Ainsi de la laïcité. Il est grand temps de se ressaisir !

Signataires :

Elisabeth Badinter, philosophe
François Baroin, ancien ministre
Sadek Beloucif, professeur de médecine, chef de service à l’hôpital Avicenne (Seine-Saint-Denis)
Ghaleb Bencheikh, président de la conférence mondiale des religions pour la paix
Abdennour Bidar, philosophe
Jeannette Bougrab, ancienne ministre
Luc Carvounas, sénateur du Val-de-Marne
Yolène Dilas-Rocherieux, sociologue
Luc Ferry, philosophe, ancien ministre
Elisabeth de Fontenay, philosophe
Nadia El Fani, cinéaste
Marcel Gauchet, philosophe
Jérôme Guedj, président du Conseil général de l’Essonne
Jean Glavany, député, ancien ministre
Asma Guénifi, présidente de Ni putes ni soumises
Daniel Keller, grand maître du Grand Orient de France
Patrick Kessel, président du Comité Laïcité-République
Catherine Kintzler, philosophe
Jean-Pierre Le Goff, sociologue
Catherine Lemorton, Présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale
Anicet Le Pors, ancien ministre
Richard Malka, avocat
Samuel Mayol, directeur de l’IUT de Seine-Saint-Denis (Paris 13)
Abdelwahab Meddeb, écrivain
Corine Pelluchon, philosophe
Jean-Luc Petithuguenin, Pdg de Paprec
Alain Seksig, inspecteur de l’Education nationale
Malika Sorel, essayiste
Francis Szpiner, avocat
Michèle Tribalat, démographe
Sihem Habchi, ancienne présidente de Ni putes ni soumises
André Laignel, ancien ministre,
Guy Lengagne, ancien ministre
Christian Bataille, député du Nord
Philippe Baumel, député de Saône-et-Loire
Jean-Pierre Blazy, député du Val d’Oise
André Henry, ancien ministre
Gaye Petek, fondatrice de l’association Elele-Migrations et cultures de Turquie
Jean-Louis Auduc, directeur honoraire des études à l’IUFM – Université Paris Est Créteil,
Gérard Delfau, sénateur honoraire
Philippe Esnol, sénateur des Yvelines
Guylain Chevrier, formateur en travail social, chargé de cours à l’université
Bernard Ferrand, Professeur honoraire, chargé de mission Laïcité à l’Université d’Evry,
Frédérique de la Morena, maître de conférences en Droit public, Université Toulouse,
Michèle Narvaez, Professeur en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles à Lyon,
Alain Simon, haut fonctionnaire
Georges-Marc Benamou, écrivain et producteur
Martine Cerf, co-directrice du Dictionnaire de la laïcité
Philippe Foussier, président délégué du Comité Laïcité République
Philippe Guglielmi, conseiller régional d’Ile de France
Catherine Jeannin-Naltet, grande maîtresse de la Grande Loge féminine de France
Cindy Léoni, ex-présidente de SOS Racisme
Michel Meley, président de la Fédération française du Droit Humain
Odile Saugues, députée du Puy de Dôme
Gilles Schildknecht, haut fonctionnaire pour l’enseignement supérieur et la recherche

 

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17 juin 2014 : les PPP ont dix ans !

L’ordonnance du 17 juin 2004, qui a créé les contrats de partenariat, a dix ans. Un anniversaire qui n’a pas échappé au magazine PPP Mag, qui y consacre un numéro spécial.

Les PPP ont dix ans.

Les PPP ont dix ans.

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#BringBackOurGirls – Samedi 10 mai à 16 heures : twittez, klaxonnez !

Samedi 10 mai 2014 à 16 heures, la France célèbre l’abolition de l’esclavage. Le président de la République sera au Jardin du Luxembourg à 16 heures pour présider la cérémonie. À la même heure, pour exiger le retour des quelque 200 jeunes filles enlevées par Boko Haram et promises à l’exclavage, faites quelque chose :

À 16 heures pile, klaxonnez, twittez, manifestez pour exiger leur libération !

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