Grand gaulliste, Philippe Dechartre est décédé

Philippe Dechartre (DR).

Philippe Dechartre (DR).

C’est avec tristesse que les gaullistes ont appris le décès de leur compagnon de route, Philippe Dechartre, à l’âge de 95 ans, le 7 avril. Résistant, ancien ministre du général de Gaulle et de Georges Pompidou, Philippe Dechartre était souvent présenté comme un "gaulliste de gauche".

Je dirais plus probablement qu’il était un gaulliste, tout court. Ce sont les autres qui étaient "de droite". Fondateur du Mouvement pour le socialisme pourt la participation (MSP), Philippe Dechartre est et restera une figure du mouvement gaulliste.

Je l’ai connu, et admiré, lorsque j’étais étudiant. Et j’avais correspondu avec lui il y a encore quelques années.

Voici le communiqué publié par l’Élysée à l’occasion de son décès :

"Toute sa vie, Philippe Dechartre n’a eu qu’un seul parti : celui de la France humaniste qu’il a défendue dans la Résistance. Il y a gagné son nom, et une liberté d’esprit qui ne l’a jamais quitté.

Gaulliste atypique, il était aussi attaché à la figure de l’homme du 18 juin qu’à l’esprit du programme du Conseil National de la Résistance. Ami de François Mitterrand, compagnon de route de Pierre Mendès-France, il a incarné dans la Vème République cette sensibilité sociale du gaullisme restée fidèle à l’élan de progrès de la Libération.

Eclectique et curieux de tout, il a été un pionnier du développement culturel et un militant actif du développement et de l’amitié entre les peuples.

De la Résistance au Conseil économique, social et environnemental dont il a été le doyen dans les années 2000, il a inlassablement servi la France.

Je salue la mémoire de ce grand Républicain et m’associe à la peine de sa famille."

Les 16 ministres du nouveau gouvernement Valls

Manuel Valls : de l'Espagne à Evry, puis d'Evry à Matignon.

Manuel Valls : de l’Espagne à Evry, puis d’Evry à Matignon.

C’est mercredi 2 avril, peu après 11 heures 15, que le nouveau gouvernement Valls, le second du quinquennat Hollande, a été annoncé.

La nomination des secrétaires d’État est reportée à la semaine prochaine.

  • Premier ministre : Manuel Valls
  • Ministre des Affaires étrangères et du développement international : Laurent Fabius
  • Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie : Ségolène Royal
  • Ministre de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : Benoît Hamon
  • Ministre de la Justice, Garde des sceaux : Christiane Taubira
  • Ministre des Finances et des Comptes publics : Michel Sapin
  • Ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique : Arnaud Montebourg
  • Ministre des Affaires sociales : Marisol Touraine
  • Ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social : François Rebsamen
  • Ministre de la Défense : Jean-Yves Le Drian
  • Ministre de l’Intérieur : Bernard Cazeneuve
  • Ministre du Droit des femmes, de la Ville, de la Jeunesse & des Sports : Najat Belkacem
  • Ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l’Etat et de la Fonction publique : Marilyse Le Branchu
  • Ministre de la Culture et de la Communication : Aurélie Filipetti
  • Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du gouvernement : Stéphane Le Foll
  • Ministre du Logement et de l’Égalité des territoires : Sylvia Pinel
  • Ministre des Outre-Mer : George-Pau Langevin.

 

La victoire d’Emmanuel Lamy : une victoire à la Pyrrhus ?

Emmanuel Lamy a gagné dès le 1er tour, et à titre personnel, je le félicite chaleureusement. Mais...

Emmanuel Lamy a gagné dès le 1er tour, et à titre personnel, je le félicite chaleureusement. Mais…

Notre bonne ville royale de Saint-Germain-en-Laye a donc un nouveau maire : Emmanuel Lamy.

Ni Anne Gommier, la députée suppléante, ni le socialiste Pascal Lévêque, ni même l’inconnu du Front national n’auront réussi à faire plier le maire sortant. Et cela n’a rien de surprenant. Saint-Germain n’est pas une ville qu’on prend à la hussarde. Le beau destrier sur son cheval blanc qui arrive en promettant monts et merveilles, ça n’émeut pas l’électeur saint-germanois. Celui-ci est "conservateur", qu’on se le dise, et c’est lors d’élections comme celles-ci qu’on s’en rend compte.

Il reste que la majorité des électeurs a voté sans tenir compte des dossiers qui embarrassent le maire sortant, ou alors ils n’étaient pas (ou mal) informés :

  • La mosquée (on se souvient de l’épisode 2010/2011 où le maire avait annoncé abandonner son projet) ;
  • La révision du Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), un document d’urbanisme extrêmement important pour la ville, en cours de modification sans beaucoup de publicité ;
  • La saturation du RER A, et le livre blanc de 2008, qui n’a produit aucun effet (les rames à deux étages étant sans effet pour réduire la congestion de cette ligne) ;
  • L’explosion du coût du gymnase des Lavandières, passé de 6,5 millions à plus de 13 (alors qu’au-delà de 15 à 20 % de hausse, on résilie le marché et on le remet en concurrence) ;
  • Le litige relatif à un permis de construire octroyé sur un espace boisé classé (EBC) qui fait l’objet d’une plainte pour faux en écritures publiques ;
  • Les emprunts toxiques du Syndicat intercommunal d’ordures ménagères, négociés par le maire de Saint-Germain-en-Laye, dont les taux d’intérêt ont flambé pour atteindre 56 % certains mois !
  • La "Lisière Péreire" dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne suscite pas le consensus ;
  • Le tram-train, dont le budget prévisionnel est estimé à 75 millions d’euros alors que le budget de la ville est de 91 millions d’euros ;
  • Le tram-train dont on nous dit qu’il devrait désengorger le RER A, alors que tout indique qu’au contraire, il risque de le sur-saturer ;
  • La crèche des Comtes d’Auvergne, rue des Écuyers, dont le coût au berceau est exorbitant ;
  • Les ventes d’immeubles appartenant à la ville à des organismes d’habitat social dans des conditions qui n’ont pas fait consensus (ce qui est un euphémisme) ;

On pourrait continuer la liste, mais on vous l’a dit, le Saint-Germanois est "conservateur". Donc on ne change rien et on continue.

Quoique…

En effet, la liste conduite par Anne Gommier dispose désormais de quatre sièges au conseil municipal, dont celui de Monique Dumont, infatigable archiviste de la ville, capable de déterrer et de mettre au jour tous les dossiers de la municipalité. C’est sûr qu’avec elle, on ne va pas s’ennuyer !

Et Arnaud Péricard ? Qu’en pense-t-il ? Endosse-t-il le bilan contrasté du maire sortant ? Émet-il des réserves sur le projet auquel il est désormais associé ?

Et si les actions d’Anne Gommier et de Monique Dumont étaient en définitive favorables à la transparence ? Et si la transparence était favorable à une meilleure gestion de notre belle ville ? Et si demain, les conseils municipaux étaient l’occasion de vrais débats de fond, sur de vrais dossiers (complets, contenant toutes les informations) pour que chacun se décide en conscience, et en toute transparence ?

Bref, et si la démocratie y avait gagné ?

La guerre Lamy / Morange relancée par les municipales

La candidature dissidente d’Anne Gommier, maire adjointe d’Emmanuel Lamy et suppléante du député Pierre Morange a ravivé la guerre entre les deux hommes.

Les élections municipales à Saint-Germain-en-Laye sont-elles le théatre d’une nouvelle bataille qui s’écrit entre le maire UMP, Emmanuel Lamy, et Pierre Morange, le député-maire UMP de la commune voisine de Chambourcy ? La question se pose depuis qu’Anne Gommier, appartenant elle aussi à l’UMP, a décidé d’être candidate à la mairie de Saint-Germain à la tête d’une liste divers droite dénommée “Agir pour Saint-Germain-en-Laye”. Maire-adjointe d’Emmanuel Lamy en charge des ressources humaines et aux affaires administratives, elle est également la suppléante du député de la 6e circonscription depuis 2007…"

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